Reconnaître un Trouble affectif saisonnier

Comment reconnaître si vous souffrez d’un Trouble affectif saisonnier ?

Des symptômes clés qui doivent vous alerter

C’est l’hiver, vous vous sentez diminué, abattu ou triste sans motif particulier, en perte de vitesse, et sans énergie…vous voudriez bien rester sous votre couette et grignoter toute la journée. Dès les premiers jours du printemps, vous êtes à nouveau en confiance, vous nourrissez des projets, retrouvez une vie sociale plus dense. Puis au retour des saisons froides et moins lumineuses, votre enthousiasme disparait à nouveau, la tristesse vous reprend…

La consultation

Il est extrêmement important de ne pas se tromper de piste diagnostique. En premier lieu, n’hésitez jamais à prendre conseil auprès de votre médecin. Il pourra établir le diagnostic et ajuster le traitement en fonction de vos besoins. D’une juste évaluation de vos troubles dépendra l’efficacité du traitement.

Opter pour la lumière

Le traitement à privilégier

La photothérapie est reconnue comme le traitement de choix de la dépression saisonnière. Il débutera le plus tôt possible dans l’année, dès les premiers symptômes qui peuvent survenir à la fin de l’été, au mois d’août. Dès l’apparition des premiers effets positifs, il faut souvent attendre encore quelques semaines pour observer l’effet maximal de la lumière. C’est un traitement suspensif et non curatif, ainsi vous devrez vous exposer tout l’hiver jusqu’au retour du printemps.

L’observance du traitement

D’où la question importante du suivi du traitement. Vous sentirez de tels effets bénéfiques au début que vos expositions seront enthousiastes. Vous ne les ressentirez pas comme une contrainte. Mais c’en sera aussi fini pendant cette période de traitement des longues matinées au lit.  Il faudra songer à emporter avec soi sa lampe en week-end et en vacances et s’astreindre à ne pas sauter une séance car il est très déconseillé de ne pas s’exposer tous les jours. Allez-vous tenir bon et être suffisamment discipliné pour observer la régularité requise ? La réponse est « oui ! » Du moins c’est ce qu’il faut souhaiter.

Tout est possible pour autant que vous souhaitiez guérir.

Quelques conseils pour maximiser vos chances de réussite

La qualité de votre relation avec votre médecin est un des enjeux importants, si ce n’est déterminants. N’hésitez jamais à vous ouvrir à lui, à lui faire part de vos hésitations, de vos doutes, des améliorations que vous ressentez, des chutes de motivation. C’est votre partenaire dans la réussite du traitement. Tout comme vos proches qui vous aideront à tenir. Le trouble affectif saisonnier revient chaque année. C’est un fait auquel il va falloir s’habituer. Autant mettre tous les atouts de son côté. Et plus on se sent accompagné, plus on est fort. Mobilisez vos proches pour qu’ils soient près de vous et vous soutiennent dans cette démarche de traitement. Enfin et c’est important, vous pouvez intégrer votre temps d’exposition à la lumière dans vos habitudes de vie, profiter de la lecture de votre journal, de votre petit-déjeuner.

Combien de temps durera le traitement ?

Le trouble affectif saisonnier est une affection chronique. Ainsi par définition, un traitement récurrent, sur le long terme, est indiqué. Il n’existe pas vraiment de stratégie pour se prémunir des épisodes de dépression saisonnière les hivers qui suivront l’initiation du traitement. Parce que les effets de la lumières sont très vite ressentis, vous pourrez préférer ne recommencer le traitement que lors des premiers symptômes, ou bien anticiper et vous prémunir en commençant très tôt dans l’automne, voire lors des épisodes pluvieux de l’été. C’est une stratégie qui peut optimiser votre humeur, mais attention aux abus qui peuvent entraîner des symptômes d’hypomanie l’été (-> Effets indésirables). Une visite chez votre médecin l’été peut être utile pour vérifier que les symptômes ont disparu avec le retour de la belle saison, dépister une hypomanie (signe d’un trouble bipolaire) et prendre conseil pour un traitement préventif de l’hiver suivant.

 

 

Auto-questionnaires

Vous trouverez ci-dessous un ensemble de 3 questionnaires (traduit de l’anglais) et réalisé par le CET (Centre de Thérapeutique Environnementale) qui vous aideront à déterminer l’horaire d’ajustement de votre horloge biologique, votre degré de saisonnalité, et votre niveau de dépression.Vous pourrez ainsi évaluer votre score vous-même. Si vous présentez des symptômes pathologiques vous pouvez montrer les résultats à votre médecin pour en discuter avec lui et décider de l’opportunité d’un traitement. (Ces questionnaires ne sont pas adaptés à l’enfant.)
Auto-questionnaires (Source : CET)
Votre type de rythme circadien(MEQ-SA)Votre statut diagnostic(PIDS-SA)Votre niveau actuel de dépression(SIGH-SAD-SA)

questionnaire-de-chronotype

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Votre statut diagnostic (PIDS-SA)

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Votre niveau actuel de dépression (SIGH-SAD-SA)

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